Sur les chemins de l'Asie du Sud-Est
Au fil de l'eau
Six mois en sac à dos, plusieurs pays, des routes parfois longues et toujours l'eau quelque part : une mer, un lac, un fleuve, une rivière ou une pluie tropicale.
Des récits pour approcher l'Asie du Sud-Est sans chercher à la posséder.

Nous pensions suivre des routes
Nous avons voyagé pendant six mois sur les routes d'Asie du Sud-Est, avec nos sacs sur le dos et bien moins de certitudes que nous ne voulions l'admettre. Nous avons traversé l'Indonésie, la Thaïlande, le Myanmar, le Laos, le Vietnam et les Philippines.
Nous avons pris des bateaux dont nous ignorions presque tout, roulé à moto sur des routes de montagne, attendu des bus qui semblaient avoir leur propre rapport au temps, dormi dans des chambres simples et suivi des chemins qui n'étaient pas toujours ceux que nous avions prévus.
À cette époque, je pensais que nous avancions de pays en pays. Avec le recul, je crois que nous suivions surtout l'eau.
La pluie du matin à Bali. Les lacs de Sulawesi. La mer entre Flores et Komodo. Les lagons de Raja Ampat. Les maisons posées sur le lac Inle. Le Mékong au Laos. Les routes mouillées du nord du Vietnam. Les eaux presque irréelles de Palawan.
Chaque fois, l'eau modifiait le paysage. Et souvent, sans que je m'en aperçoive immédiatement, elle modifiait aussi notre rythme.
Les lieux qui sont restés
Cette série ne racontera pas tout le voyage. Elle ne cherchera pas à reconstituer chaque déplacement, chaque frontière, chaque chambre ou chaque trajet de nuit — certains méritent probablement de rester dans le flou bienveillant de la mémoire.
Elle rassemble les lieux dont je me souviens moins comme des étapes que comme des sensations.
Une pluie tiède sur une terrasse. Un bateau avançant avant le lever du jour. Une route silencieuse entre deux montagnes. Une île où nous avons cessé de regarder l'heure. Un lac autour duquel la vie semblait avoir trouvé son propre équilibre.

Des chemins à ressentir. Pas des pays à collectionner.
Les récits
Bali — Revenir toujours à l'île des dieux
La douceur vers laquelle toutes les routes semblaient converger
Bali n'a jamais été tout à fait une étape comme les autres. Entre les pluies tropicales, les chemins longeant les rizières et les terrasses où le temps semblait s'élargir, l'île est devenue le point doux vers lequel toutes nos routes semblaient revenir.
Ubud — là où le corps a commencé à relâcher
Quand la douceur d'un lieu finit par entrer dans le corps
Il y a dix ans, à Ubud, une douceur a cessé de rester autour de moi pour entrer dans le corps : les cafés calmes, les offrandes du matin, les massages et les rizières, jusqu'au silence de Sidemen.
Voyager au rythme du vivant
Ces récits ne sont pas des itinéraires prêts à suivre, ni des listes de lieux à voir, ni une invitation à voyager davantage.
Ils racontent plutôt des paysages qui ralentissent le regard, l'eau qui relie les lieux, la route qui oblige à attendre, les détours qui modifient un voyage, et ces moments où un lieu continue d'exister longtemps après le départ.
Voyager lentement ne signifie pas nécessairement rester plusieurs mois au même endroit. Cela peut simplement vouloir dire : accepter qu'un lieu nous atteigne avant de vouloir déjà le quitter.
Rester en lien
Dans La Lettre d'Alice, je partage les récits de NOMAD SILVER, ainsi que des textes sur la fatigue moderne, la seconde moitié de vie et les paysages qui nous aident parfois à retrouver un peu d'espace.
Deux courriers par mois maximum. Sans bruit. Sans urgence.
Prenez soin de vous. Vraiment.
Avec douceur,
Alice
NOMAD SILVER
Le calme est un chemin.