Il y a des choses que le corps sait avant nous. Une fatigue qui n'est pas de la paresse. Un matin où l'on n'arrive pas à se lever, sans être malade. Une envie de silence qui ressemble à de la solitude mais n'en est pas.
Les Mots d'Alice n'expliquent pas ces choses. Ils les nomment.
Chaque texte part d'un seul mot — la pluie, l'attente, le retour, le souffle — et cherche la scène où ce mot prend corps. Une terrasse humide au réveil. Une tasse qui refroidit pendant qu'on regarde dehors. Un chemin de terre après l'averse. Rien de spectaculaire. Rien à transformer.
Ce ne sont pas des citations. Ce ne sont pas des conseils. Je n'ai pas de méthode et je ne sais pas mieux que vous. Je traverse, comme vous, la fatigue de notre époque et les passages de la seconde moitié de la vie. J'observe. Je nomme. C'est tout.
Si l'un de ces mots vous fait dire, en silence, c'est exactement cela — alors il a fait son travail. Vous pouvez refermer la page et garder le mot quelque part, comme on garde un caillou trouvé sur un chemin.
Le corps et le calme
Le silence. J'ai longtemps cru que c'était un vide à remplir. Je ne savais pas qu'on pouvait s'y asseoir. Lire →
La fatigue. Celle qui ne part pas après une nuit, et qui n'est pas de la paresse. Lire →
Les Mots d'Alice forment une collection à parcourir sans se presser. Pour les recevoir au calme, vous pouvez rejoindre La Lettre d'Alice.
